écrivain public : Quel avenir ?

Le rôle de l'écrivain public de nos jours...
Lorsque l’on évoque la fonction d’écrivain public, on s’imagine fréquemment un vieux
monsieur derrière une table au bord d’une allée d’un marché qui s’attelle à aider des
personnes soit illettrées, soit perdues dans des démarches administratives.

Parfois, c’est encore plus radical : pas plus tard qu’hier, à une connaissance qui me
demandait ce que je faisais dans la vie, je lui répondis « écrivain public ». Sa réponse fut
sans appel : « Ah… euh… oui… mais c’est quoi au fait ? »

Le métier d’écrivain public a en quelque sorte toujours existé, que l’on parle des scribes
égyptiens ou des demandes importantes faites pour écrire des biographies à la Renaissance.

Si cette activité semble avoir perdu sa notoriété, c’est bien sûr du fait du niveau général
d’alphabétisation et également de l’influence de l’éducation au sein de notre société, qui
heureusement a permis à beaucoup de devenir autonomes quant à l’écriture, ce vecteur de
socialisation et de reconnaissance de nos besoins tout au long de notre existence.

La donne a donc évolué et l’écrivain public, malgré son petit côté « suranné » évident, n’est
peut-être pas tant que cela voué à disparaître, bien au contraire.

Déjà, bien que les moyens de communication modernes fassent la part belle au virtuel, aux
messages très courts et à l’image, il n’en reste pas moins que l’écrit a conservé sa valeur. Il
permet par exemple de distinguer deux candidats à un emploi de cursus et d’intérêt
similaires à travers une lettre de motivation bien amenée, fluide et riche en expressions.

Et puis revers de la médaille à nos habitudes de vulgarisation des règles de l’écriture, nous
pouvons faire transparaître de nos écrits un manque de culture qui sera du plus mauvais
effet lors d’un courrier à une personne aimée ou à un client de notre entreprise, les deux
ayant du mal à passer sur des fautes d’orthographe répétées.

D’autre part, le développement des sites Internet entraînant une rigueur assez importante
sur le contenu, car il jouera sur l’image, est aussi une voie intéressante pour l’écrivain
public. Son recul et sa connaissance de la langue seront fortement appréciés.

Et puis nous pouvons constater que l’allongement de l’espérance de vie a entraîné de son
côté un confort supplémentaire aux personnes âgées qui aiment parfois se consacrer à la
rédaction d’un récit de vie en faisant appel aux services d’un écrivain.

On peut parallèlement à l’écrivain public trouver multitude de sites Web dédiés à la
correction, la traduction, la mise en forme de textes, etc., mais parce que notre langue est
aussi complexe que riche, qu’un œil et un esprit humain ne seront jamais remplacés par
une machine, le résultat est souvent décevant, plat ou affecté de contre sens. Idem pour les
logiciels de traitement de texte qui nous assistent, mais uniquement pour la prise en
compte d’erreurs si celles-ci restent d’un niveau simple.

L'enrichissement des moyens de communication où l'écrit garde une fonction de valorisation
fondamentale et un certain relâchement de beaucoup d'entre nous sur les règles de
grammaire, de syntaxe et peut-être surtout d'orthographe laissent à penser que l'écrivain
public peut apporter une aide précieuse dans de nombreux contextes de la vie quotidienne
ou non.
Fin article
Publié : 21 juillet 2011  Par : Pascal