Le métier d'écrivain public...

Publié : 24 juin 2012  Par : Pascal  
L’écrivain public

Grâce à lui, les difficultés et les nombreuses règles de la langue peuvent être mises de côté.
Il a pour but de vous soulager dans la rédaction de vos écrits, quelle que soit leur nature ou
leur destination.
On le dit « public », mais cela ne correspond plus à son véritable rôle dans tous les secteurs
où il officie. Il serait plutôt préférable de transformer cet ancien titre en celui de conseiller
en écriture.

Un métier historique

Écrivain public est certainement l’un des métiers les plus vieux au Monde.

Les scribes égyptiens, les écrivains publics du moyen âge et probablement des anecdotes à
leur sujet vous sont bien familiers.
Tout comme les ‘nègres’ actuels, ces hommes de l’ombre n’ont pas eu autant le droit que
d’autres de pouvoir mettre en avant les bénéfices qu’ils ont apportés durant chacune des
époques concernées.

De nos jours, leurs qualités rédactionnelles et leur rôle sont bien moins tabous, un reportage
TV leur a même été consacré récemment à une heure de grande écoute.
Ils seraient quelques centaines en France, travaillant avec des outils informatiques modernes
et s’intéressant de plus en plus à l’essor des moyens de communication, un secteur qui
probablement les attend.

Quel est le rôle de l’écrivain public ?

L’intervention d’un écrivain public a pour but de mettre en mots une pensée, de
corriger/réécrire des textes existants et de manière générale d’apporter une aide à tout
travail de rédaction.
Il réalise des documents aux qualités linguistiques irréprochables et fait preuve de qualités
rédactionnelles certaines.
En extension à sa large gamme de prestations, il peut proposer par exemple un service de
traduction, une aide au référencement (mots-clés) d’un site web…

Il est donc amené à réaliser des tâches très variées :

• écoute active des besoins des clients
• recherche d’informations relatives au domaine concerné (administratif, scolaire,
etc.) dans la limite de son périmètre de compétence
• restitution d’une pensée, d’un état d’esprit
• mise en forme de nombreux types de documents
• rédaction dans la plus stricte confidentialité

Même si l’écrivain public travaille souvent seul, il est généralement intimement relié au
monde extérieur et à l’actualité, l’étendue de ses prestations étant assez peu commune et
donc très exigeante.

Ses bénéfices concrets

Il y a encore quelques décennies l’écrivain public pouvait paraitre très spécialisé et focalisé
sur son rôle social (illettrés, personnes en difficulté), ses avantages actuels sont d’une
dimension bien plus large :

• Augmenter les chances d’admission à une grande école ou l’obtention d’un
entretien d’embauche
• Libérer le client d’une charge émotionnelle trop forte l’empêchant de clarifier et
finaliser un texte
• Obtenir satisfaction dans des litiges difficiles, semblant perdus d’avance
• Améliorer l’image de soi auprès des autres
• Optimiser l’impact d’un texte (oublis, manque de recul, approche perfectible…)
• Valoriser un site Web par la qualité du langage employé
• Être écouté(e) dans une situation délicate par une personne à votre service et qui
ne vous jugera pas

Quelles qualités doit avoir l’écrivain public ?

Outre sa connaissance indiscutable de la langue française et ses aptitudes rédactionnelles, sa
patience et son empathie seront indispensables pour savoir s’adapter à des demandes aussi
variées que parfois surprenantes.

L’écrivain public est souvent un grand communiquant, il doit posséder une ouverture
d’esprit notable, avoir une culture générale d’un bon niveau et savoir utiliser les outils
informatiques.

Sa fonction impliquant qu’il tienne un rôle d’interface,  une capacité de recul face à des
situations délicates ou très personnelles ainsi qu’un esprit synthétique aigu caractérisent cet
« écrivain de l’ombre ».

J’aurais envie de dire qu’un côté psychologue sera un atout, car les personnes sollicitant son
aide sont parfois dans des situations peu confortables ou souffrent d’un manque de
confiance en elles.

Pour finir, il doit faire preuve d’une grande disponibilité et d’une réactivité importante,
80 % des demandes s’effectuant dans l’urgence.

Que ne peut raisonnablement pas faire l’écrivain public ?

Après avoir décrit un champ d’action très large de cet amoureux des lettres, il m’a paru
bon d’apporter quelques précisions sur la déontologie de ce métier.

L’écrivain public peut apporter une petite aide juridique, mais il se doit de rediriger le
client vers une personne spécialisée dans le domaine.
Il doit également savoir dire non à des travaux de rédaction qui consistent à effectuer des
analyses ou recherches qui dépassent son rôle de rédacteur. Il est une interface, jamais un
substitut à une personne.

Pour finir, il doit refuser la production de textes, courriers, documents contenant des
injures, des connotations racistes, des incitations à la violence et de façon générale des
propos contraires aux droits de l’Homme.

Qui est concerné ?

Dans les faits, tout le monde.

Il s’adresse à toutes les catégories professionnelles et à toute personne ayant besoin ou
envie d’obtenir un texte aux qualités linguistiques irréprochables. Dans un monde où le
virtuel s’est taillé une place considérable, l’écrit, le papier, a conservé une valeur indéniable
(contrats, lettres officielles, contenu site web…).
Il serait d’ailleurs faux de croire que le niveau social, les compétences professionnelles ou le
niveau culturel sont synonymes de connaissance ou de respect des règles d’écriture.

D’autre part, il est fort probable que l’écrivain public devienne très prochainement un
acteur clé dans notre société, un garant d’une qualité d’écrit qui s’avère vitale et
bénéfique pour chacun de nous…
Fin article